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mardi 29 mai 2012

Prix Shaw 2012

Communiqué de presse - 29 mai 2012
Maxim Kontsevitch, professeur permanent de l’IHÉS, est lauréat du Prix Shaw 2012

Maxim Kontsevitch, un mathématicien hors du commun, est un chercheur insatiable qui défriche un territoire toujours plus large autour des mathématiques. Il est le premier mathématicien français à recevoir le prestigieux Prix Shaw. Ce prix récompense « ses travaux précurseurs en algèbre, géométrie et mathématique physique, notamment l’intégration motivique, la quantification par déformation, et la symétrie miroir. » Il a déjà reçu la Médaille Otto Hahn en 1992, le Prix Européen de la Ville de Paris en 1992 ; le Prix Henri Poincaré de l’International Association of Mathematical Physics (IAMP) en 1997, la Médaille Fields en 1998, le Prix Crafoord en 2009. Il est membre de l’Institut de Franc e, membre de l’Academia Europaea.
Maxim Kontsevitch est professeur permanent à l’IHÉS depuis 1995 et détenteur de la Chaire AXA-IHÉS de Mathématiques depuis 2009.

jeudi 24 mai 2012

Journées de popularisation mathématique

 " Le texte ci-dessous a éré rédigé par un participant, J.-B. Hiriart-Urruty, à l'intention de ses collègues toulousains. En attendant un rapport plus complet et circonstancié des organisateurs de ces journées"

1


Compte-rendu succinct des 1ères journées de popularisation mathématique
à Orléans (15 et 16 mai).
Participants de Toulouse : M. Pontier, M. Spiesser, J.-B. Hiriart-Urruty.
Programme consultable à :
http://www.animath.fr/conf/programme.php
Quatre conférences plénières, excellentes les quatre :
- Dans la grande tradition russe de popularisation mathématique,
N. Andreev
(Institut Steklov à Moscou) a commenté son site web, dont une partie est en train
d’être traduite en français :
www.etudes.ru. Il a également parlé (et montré) un autre
site, dédié aux mécanismes de Tchebychev. P. Tchebychev était un fana des
constructions mécaniques, des systèmes articulés, qu’il concevait et parfois fabriquait
lui-même. Site web :
http://tcheb.ru
E. Ghys (Lyon) a fait un exposé plein d’humour dont le titre était « Comment donner
une mauvaise conférence de vulgarisation mathématique »
; il a énoncé et commenté dix
conditions nécessaires (et pas toujours suffisantes) pour qu’un exposé de
popularisation mathématique soit réussi.-
T. Tokieda (Cambridge), dont la conférence s’intitulait « Science à partir d’une feuille
de papier »,
nous a persuadés que la dimension d’espace où vit une feuille de papier
est entre 2 et 3. Sans doute la meilleure des quatre conférences plénières.
M. Maschietto (Modène) a fait une conférence intitulée « Expositions et ateliers de
mathématique dans la diffusion de la culture scientifique »,
dans laquelle elle a évoqué
plusieurs expériences et projets en Italie. J’ai récupéré un DVD dont le titre est
Perspectiva Artificialis
et qui sera déposé à la bibliothèque de MathMéca.

Tables rondes (qui n’en étaient pas en fait… trop de monde pour ça)
« Enseigner et vulgariser : une complémentarité nécessaire mais problématique ». La
plupart des associations de popularisation mathématique étaient présentes dans le
débat : Animath (
www.animath.fr, M. Andler), initiatives MathC2+ (C. Torossian),
Science Ouverte, le magazine Sciences et Avenir, l’APMEP (E. Barbazo), Femmes et
mathématiques, etc.
-
« Les initiatives en direction des jeunes pour favoriser l’égalité des chances ».
La  discussion y fut plus intense, car le problème n’est pas simple (il s’agit de réduire les
inégalités, et non d’accéder à l’égalité des chances qui, elle, est utopique). Des
exposés du collègue M. Andler et de l’IGEN C. Torossian, j’ai retenu :

« La France est l’un des pays où l’origine sociale joue le rôle le plus important dans les
études »
(constat terrible…)

« Dans les études, plus il y a de mathématiques, moins il y a de filles »
: Vérifié à tous les
niveaux (lycées, classes préparatoires scientifiques)…

« 20% des élèves sortent du système scolaire en échec »
: un véritable gâchis…

Trois types d’inégalités ont été l’objet de discussions : inégalités filles-garçons (déjà
cité plus haut), inégalité sociales, inégalités géographiques (banlieues de grandes
villes, mais aussi et toujours zones rurales).

2


Le projet national
Cap’Maths, pour lequel 3 millions d’euros (pour les maths) ont été
obtenus, a été évoqué ; les sociétés savantes en avaient déjà parlé (la Gazette d e la
SMF en janvier 2012 par exemple). La date limite pour le dépôt de dossiers de
demandes est le 30 mai, me semble-t-il. Il y a beaucoup de demandes, nous a-t-on dit.
Localement, il y a au moins celle déposée par l’association Fermat Sciences à
Beaumont-de-Lomagne.
Participation : environ 150 personnes le mardi, 300 le mercredi (qui était aussi la
quinzième journée de l’académie d’Orléans-Tours, donc beaucoup de collègues du
secondaire).
Les organisateurs des journées étaient : l’

IRES (Institut de Recherche pour
l’Enseignement des Sciences d’Orléans-Tours) et
Animath.

Il y aura sans doute plus tard un compte rendu plus détaillé. De nouvelles journées
de popularisation mathématique sont envisagées ; où ? on ne le sait pas encore.

J.-B. Hiriart-Urruty, Université Paul Sabatier.

mardi 22 mai 2012

Remise du Prix Abel 2012


Remise du prix Abel 2012 au mathématicien Hongrois Endre Szemerédy.

Le mardi 22 mai 2012, le Roi Harald de Norvège a remis au mathématicien Endre Szemerédy le prix Abel d’un montant d’environ 800 000 euros. D’après les statuts, n’importe quel mathématicien peut proposer un de ses confrères pour cette distinction en adressant une lettre à l’académie des sciences et des lettres de Norvège à Oslo. Les propositions sont ensuite examinées par un comité qui transmet ses recommandations à l’académie ; le choix est annoncé au mois d’Avril chaque année. Un mathématicien français a déjà été honoré par ce prix : en 2003 Jean-Pierre Serre, professeur au collège de France a reçu le prix Abel pour ces travaux dans différents domaines des mathématiques (topologie, géométrie algébrique, théorie des nombres). Le montant du prix est d’environ six millions de couronnes norvégiennes (sept cent cinquante mille euros). La Norvège a alimenté un fond d’environ vingt-cinq millions d’euros pour ce prix et les dividendes en sont remis au lauréat. Rien à voir avec les vingt mille euros du Prix Fermat qui sera attribué à Toulouse dans quelques jours ; certes le pétrole de la Mer du Nord ne coule pas chez nous, mais les salaires des footballeurs ne sont pas si bas pour autant…

Les Norvégiens se sont certainement fait un peu plaisir en comblant là une lacune (volontaire) du grand frère suédois, puisque le prix Nobel n’existe pas en mathématiques.

Le prix Abel , crée en 2001, est ainsi nommé en hommage au mathématicien Norvégien prématurément disparu, Niels Henrik Abel ( 1802-1829 ), dont les travaux sur l’irrésolubilité des équations du cinquième degré par radicaux font un des précurseurs de Galois.


Photo : Eirik Furu Baardsen - Abelprize



C’est dans une capitale pavoisée que se dérouleront les cérémonies.

Le lauréat du prix sera d’abord reçu en audience par le roi Harald au

Palais royal le 22 Mai à midi, puis vers 14 heures, accompagné par une fanfare militaire, le roi Harald fera son entrée dans l’université Aula, et après un discours du président de l’académie des sciences, et de Madame le professeur Ragni Piene du comité Abel, le roi remettra le prix 2012 à Endre Szemerédy. Le lendemain, le lauréat donnera sa conférence à l’université d’Oslo.


Endre Szemerédy, Photo: Sergio01, CC-BY-SA





Le mathématicien hongrois a été désigné pour ses contributions

en théorie des nombres et en théorie ergodique. Il s’est beaucoup intéressé aux mathématiques discrètes et à l’informatique théorique.

A l’inverse de la médaille Fields qui récompense un mathématicien de moins de quarante ans, le prix Abel récompense l’ensemble d’une carrière. Retraçons brièvement celle du prix Abel 2012.

Endre Szemerédy est né le 32 aout 1940 à Budapest et il est attaché à L‘institut Alfréd Rényi de mathématiques de Budapest ; depuis 1986 Il est également professeur à la Rutgers University (New Jersey, USA).

Il a également été chercheur invité dans les plus prestigieuses universités

(Berkeley, Princeton, California Institute of thechnology, etc.) Pourtant il a démarré sa carrière tardivement, en envisageant tout d‘abord des études de médecine, puis en travaillant en usine pendant une année. Après une maîtrise à Budapest, il a obtenu un doctorat (1970) à l’université de Moscou sous la direction du célèbre professeur Guelfand, avant de retourner en Hongrie. Il a publié à ce jour plus de 200 articles et reçu de nombreux prix .

Parmi les travaux de Endre Szemerédy, se trouve son théorème concernant les progressions arithmétiques. Une progression arithmétique est une suite de nombres obtenue en rajoutant au premier un nombre fixe r appelé la raison ; par exemple, avec la raison r=4, et partant de 1, on a la progression : 1, 5, 9, 13, 17, 21,… On peut en extraire la partie 5, 9, 13, 17, qui constitue une progression arithmétique de longueur 4.

Définissons maintenant la densité supérieure d’un ensemble A de nombres entiers. Par exemple pour fixer les idées, A peut être l’ensemble des nombres pairs : B= {2,4,6,8,…}. Pour un nombre entier N fixé, nous

comptons le nombre d’entiers communs à A et à l’ensemble

{1,2,…,N-1,N}, noté ici aN et nous le divisons par N. Nous obtenons un quotient qN = aN /N . Dans l’exemple des nombres pairs, et pour N=10, nous trouverons par exemple une intersection formée des cinq nombres 2, 4, 6, 8, 10, ce qui nous fera le quotient q10 = 5/10=0.5. Pour N=11, nous trouverons q11 =5/11= 0.454545.…Si ces quotients qN ont une limite quand N devient très grand, on appelle cette limite la densité arithmétique de l’ensemble A et on la note d(A). Par exemple, dans le cas de l’ensemble des nombres pairs, on a visiblement d(B)=0.5. Si A est un ensemble fini sa densité sera considérée comme nulle : d(A)=0 ; en effet pour N très grand les quotients sont de plus en plus petits. Pour un ensemble de nombres infini quelconque cette limite n’existe pas toujours et il est plus commande de considérer une autre quantité appelée la densité supérieure, et qui est définie par ce que l’on appelle la limite supérieure des quotient que nous avons introduits.

En 1953 le Mathématicien Klaus Friedrich Roth a prouvé que tout ensemble A de densité supérieure positive (i.e. non nulle, c’est-à-dire strictement positive) contient au moins une progression arithmétique de longueur trois.

En 1969, Endre Szemerédy a prouvé en fait qu’un tel ensemble contenait une progression arithmétique de longueur 4, puis en 1975, il démontra son plus célèbre théorème qui dit qu’un ensemble de densité supérieure positive contient des progressions arithmétiques aussi longues que l’on veut ! Ce résultat est connu comme le théorème de Szemerédy.

  

mercredi 16 mai 2012

Conférence sur les anamorphoses

Mercredi 30 mai 2012 à 17h00

175 rue du Chevaleret, Paris 13
e – 1er étage – Salle 1D06

« Ce tableau a son point... »

Le modèle des anamorphoses

Conférence de
Denis Favennec

Professeur au lycée Michel Montaigne à Bordeaux
« Ce tableau a son point, n’en doutez pas » : c’est ainsi que Bossuet, dans son

Sermon sur la Providence (1670), évoque une anamorphose pour expliquer l’opération

de la Providence divine. « Anamorphose » est un nom forgé au XVII
e siècle pour

décrire des images regardées en dehors de leur point de vue perspectif. On n'y voit

d’abord qu’un chaos de couleurs et de lignes, avant que la découverte du « vrai »

point de vue permette de restituer la vision originelle. Étymologiquement, le terme

signifie « retour vers la forme », et suppose à la fois déformation et réversibilité.

Au cours de cette conférence, nous montrerons comment le modèle des anamorphoses

a pu influer sur l’invention de la géométrie projective, et inspirer aux mathématiciens

les notions de transformation et d’invariant.

Le séminaire « Enseignement des Mathématiques », organisé par l’IREM de Paris,

s’adresse aux professeurs de mathématiques de tous niveaux

et devrait intéresser les étudiants de L3 ou de master, ainsi que les candidats à l’agrégation ou au CAPES.

http://www.irem.univ-paris-diderot.fr/sections/enseignement_des_mathematiques/

Hans Holbein le Jeune, Les Ambassadeurs , 1533. Huile sur panneau, National Gallery, Londres

Mathématiques Chinoises : la formation traditionnelle

Mercredi 23 mai 2012 à 17h00
175 rue du Chevaleret, Paris 13
premier  étage – Salle 1D06

Tradition of Chinese
Mathematical Education
Li Qingzhong et Zhang Yingbo


We introduce the history of Chinese Mathematics Education from the ancient

time, then the Modern Mathematics Education imported from the Western

world at the end of the Qing dynasty and, finally, the peculiarities of

mathematics Education from 1949 up to now, and some recent changes.

Le théorème de Gougu

Nous présentons l'histoire de l'enseignement des mathématiques en Chine

depuis l'Antiquité, puis l'éducation mathématique moderne importée d'Occident

à la fin de la dynastie des Qing et enfin les spécificités de l'enseignement

des mathématiques depuis 1949, ainsi que certaines évolutions récentes.

Le séminaire « Enseignement des Mathématiques », organisé par l’IREM de Paris,

s’adresse aux professeurs de mathématiques de tous niveaux

et devrait intéresser les étudiants de L3 ou de master, ainsi que les candidats à l’agrégation ou au CAPES.

http://www.irem.univ-paris-diderot.fr/sections/enseignement_des_mathematiques/

mardi 15 mai 2012

Université d'été de Maths en Jeans

Nous relayons l'information suivante transmise par l'équipe de Maths en Jeans : 
MATh.en.JEANS organise une université d'été et l'affaire est d'importance. Même si vous ne faite pas MeJ vous pouvez y participer, donc il faut lire et diffuser l'info ci-après.

Hubert PROAL
Lycée d'Altitude de Briançon


Bonjour,

Comme vous le savez sûrement déjà, l'association MATh.en.JEANS organise du 28 au 30 août une Université d'été sur l'île de Berder, dans le Golfe du Morbihan. N'oubliez pas de vous inscrire à ue@mathenjeans.fr : nous clôturons les inscriptions le 15 juin.

Pendant ces trois jours, il sera question de discuter des pratiques pédagogiques dans les ateliers, de la logistique, mais aussi de la relation avec le chercheur et donc de l'approche de la recherche en mathématiques. Vous trouverez les informations disponibles en pièce jointe, mais aussi sur le site http://ue.mathenjeans.fr

Il faut également savoir que l'association traverse actuellement une phase difficile. De plus en plus d'ateliers voient le jour (ce dont nous nous réjouissons). Cependant, il est plus difficile d'organiser 4 congrès avec au total près de 2000 élèves qu'un unique congrès avec 300 élèves, comme c'était encore le cas il y a quelques années. Ainsi, une réorganisation va être indispensable à la rentrée 2013. Qu'en sera-t-il des prochains congrès ? y aura-t-il une sélection des élèves/ateliers indispensable à l'organisation de l'événement ? une régionalisation accrue ? une absence de congrès ? La réponse à ces questions vous appartient, et c'est aussi à propos de ce sujet sensible et très important pour l'avenir de l'association que nous souhaitons échanger avec vous lors de l'Université d'été.
Venez donc nombreux ! L'avenir de l'association dépend de vous...

Pour toute question relative à cet événement, n'hésitez pas à nous contacter : ue@mathenjeans.fr

A bientôt

L'équipe organisatrice 

vendredi 4 mai 2012

Mathératures et littératique

Décés d'un de nos auteurs et abonnés

Nous reprenons ces informations dans le journal l'Union (Champagne Ardennes) :
http://www.lunion.presse.fr/article/societe/ancien-instituteur-et-directeur-decole-gilbert-maheut-nest-plus

GILBERT MAHEUT est décédé le 1er mai à l'âge de 88 ans. Cet ancien directeur d'école et passionné d'histoire locale est né à Vitry-le-François le 21 décembre 1923, dans une famille originaire de Charmont, mais dont le père, par nécessité économique, doit quitter la modeste exploitation agricole pour travailler dans les chemins de fer à Saint-Dizier. « D'abord homme d'équipe, sorte de commis à tout faire de la gare, son père gravit un à un les échelons de la promotion interne pour devenir chef de train », raconte Jean-François Condette, maître de conférences en histoire contemporaine à l'IUFM de Reims.
Gilbert Maheut a passé son enfance dans le quartier de la gare et du passage supérieur, au n° 55 de l'avenue du Lieutenant-Colonel-Henry-Moll. Il a fréquenté l'école du boulevard François-1er, puis le collège, et enfin l'école normale de Châlons-sur-Marne, dès 1939. Instituteur à Heiltz-le-Maurupt de 1942 à 1944, il est ensuite requis, en mars 1944, pour monter la garde au dépôt de locomotives de la gare de Châlons puis pour travailler dans les chantiers de bûcheronnage de la région avant de les quitter clandestinement en août 1944.
Le 2 octobre 1944, Gilbert Maheut est muté contre son gré à l'école de Pargny-sur-Saulx. Après son service militaire, il est nommé pour la période d'avril à juillet 1946 dans un petit village Le Chemin, avant d'obtenir sa nomination définitive à l'école de Dompremy. Il enseigne 11 ans dans cette école à classe unique. Il se marie. En 1956, il revient à Vitry-le-François. Il dirige l'école primaire Jean-Mermoz implantée dans le quartier du Désert jusqu'à sa retraite en 1979.
Homme cultivé, doté d'une grande curiosité, Gilbert Maheut se passionne pour la photographie. Nombreux sont d'ailleurs ses clichés qui illustrent la vie locale dans les bulletins municipaux vitryats. En 1975, ce passionné d'histoire locale publie « Le Parler de Charmont », un dictionnaire de 1 500 mots qui sort de l'oubli le patois du village de ses ancêtres.

Passionné de mathématiques

En 1996, il édite « J'ai eu 13 ans en 1936 ». Un volume de 368 pages dans lequel il raconte son parcours sur trois-quarts de siècle. Puis en 2000, il fait paraître « La Trinité : le Pouvoir, l'Argent et le Divin », un ouvrage de 400 pages, fruit d'une vie de réflexions à partir de l'énorme documentation - coupures de presse, extraits de livres, gravures - qu'il a amassé tout au long de sa vie. Républicain dans l'âme, Gilbert Maheut était par ailleurs un féru de mathématiques. Il aimait établir et vérifier des statistiques ; résoudre les équations et les problèmes. Il s'intéressait également à la vie et à l'œuvre de mathématiciens locaux. En 2003, Gilbert Maheut a notamment rédigé un article sur « Abraham de Moivre (1667-1754) : un précurseur méconnu » dans Quadrature, magazine trimestriel de « mathématiques pures et épicées ». Cet article lui a valu les félicitations… d'Élisabeth Badinter, Professeur, agrégée de philosophie à Polytechnique. Gilbert Maheut, qui avait un caractère bien trempé, s'est également investi pour que soit organisé dans la cité rose le colloque international sur François-de-Paule Jacquier qui s'est tenu les 14 et 15 octobre derniers, à l'occasion du tricentenaire de la naissance à Vitry-le-François de ce mathématicien.
Ce cartésien a participé activement aux travaux de l'association pour la recherche et l'enseignement scientifique de Reims et à la Société des Sciences et Arts de Vitry-le-François (depuis le 20 avril 1972) dont il a été le secrétaire général, puis le président jusqu'en 1996.
Pour le maire Jean-Pierre Bouquet, « un Républicain de principe et un homme de culture qui aimait Vitry-le-François, vient de s'éteindre ».
Les obsèques de Gilbert Maheut seront célébrées civilement le lundi 7 mai, à 14 h 30, au cimetière du Midi. À toute sa famille et à ses proches, La revue Quadrature adresse ses condoléances. .

Ci-dessous un extrait de L'Union annonçant la publication dans
Quadrature de l'article de Gilbert Maheut sur Abraham de Moivre. Il en
avait écrit trois pour notre revue : « Vitry-le-François, Erlangen,
itinéraires de mathématiciens », Quadrature 37 (Janvier-Mars 2000) 21-23
; « Abraham de Moivre (1667-1754) : un précurseur méconnu », Quadrature
50 (Octobre-Décembre 2003) 11-18 ;  « François Jacquier (1711-1788) : le
moine mathématicien », Quadrature 53 (Juillet-Septembre 2004) 19-27
(Photo aimablement communiquée par Olivier Courcelle, ancien rédacteur
en chef de la revue).



Vers un libre accès pour les publications en Angleterre ?

Le ministre britannique de l'Enseignement supérieur et de la recherche,
David Willets, a formulé mercredi une déclaration d'intention en faveur
de l'accès libre aux publications scientifiques financées par le
contribuable, devant une centaine de représentants du monde de l'édition.
 http://www.bis.gov.uk/news/speeches/david-willetts-public-access-to-research

mardi 1 mai 2012

Olympiades européennes de Mathématiques pour les filles

Cet événement s'est déroulé à Cambridge du 10 au 16 Avril 2012 au collège
Murray Edwards et a rassemblé 70 
jeunes filles de 19 nations différentes.
L'une des médailles d'or (sept en tout) estrevenue à
Pavlena Nenova, de nationalité Bulgare.
Pour plus de détails :
http://plus.maths.org/content/european-girls-maths-olympiad-conquers-cambridge